Lucile Notin Bourdeau

Née à Paris en 2002 et résidant à Avignon, Lucile sent une attirance insolite pour le dessin, acti- vité qui la tient pendant des heures (elle peut créer en une journée entre 50 et 200 images). Elle aime aussi les gens, le cinéma, la musique de tous les genres, le chant, la guitare électrique et la boite à rythmes.

Le dessin n’est pas seulement une passion, il lui sert à transmettre des sentiments, peurs, ques- tionnements, pensés et émotions. Elle parvient ainsi, quand les mots ne le lui permettent pas, à exprimer l’indicible. Comme tout artiste, elle accède aux autres par un chemin qui l’amène d’abord à ouvrir un dialogue avec elle même, avec sa vie, rêvée ou vécue, pour reconnaître des événements, des pensées et des émotions qu’elle traduit spontanément sur le papier.

Le dessin lui permet de reconnaître les personnes qui l’entourent, de communiquer avec elles, en faisant de la gure humaine le point d’intérêt et le protagoniste indiscutable de toute son œuvre. Ces gures individuelles, liées ou intégrées aux autres comme des poupées russes, dor- ment, pleurent, s’énervent ou fusionnent dans des embrassades amoureuses. Des formes essen- tielles et sans oritures, exécutées au moyen d’un trait ferme et délicat. De la poésie visuelle, des sentiments captés dans le geste.

Lucile se sert seulement d’un stylo, et vient tout juste d’introduire la couleur dans ses œuvres. Celles-ci ont été exposées depuis 2012 dans de nombreuses expositions individuelles et collec- tives à Paris et dans d’autres villes de France.