EXPOSITIONS

Le monde au singulier: Saragosse

Le monde au singulier présente le travail de Lucile, Martín et Carlos, tous les trois diagnostiqués de TSA (Troubles du Spectre Autistique). Le dessin, la peinture ou la photographie sont pour eux des moyens d’expression d’une grande valeur, non seulement pour les aptitudes qu’ils révèlent mais aussi parce qu’ils semblent beaucoup plus accessibles que le langage oral, généralement utilisé comme principal instrument de communication. C’est avec une grande passion  et spontanéité qu’ils illuminent les images en dehors des coordonnées académiques, des modes, de la critique ou de son potentiel économique. Ce sont des créations qui se situent dans la  ligne de l’art brut conçu par Jean Dubuffet.

L’exposition découvre le talent de ces créateurs et met l’accent sur leurs capacités, et non les limitations qu’on entend souvent, à tort, quand on parle d’autisme: l’isolement face au monde ou la supposée incapacité à s’exprimer et à communiquer. L’exposition interroge la véracité de ces généralités. Les dessins de Lucile captent les sentiments d’une manière délicate et poétique; Martín fait le portrait de ses compagnons et de lui-même en extériorisant ses goûts et ses loisirs. Dans les créations de tous deux, les protagonistes sont des personnes. Quant à Carlos, les paysages qu’il conçoit évoquent son enthousiasme pour le sport olympique, un monde dans lequel il aime se mouvoir. Est-il possible, alors, de dire qu’ils vivent enfermés en eux-mêmes, sans intérêt pour la socialisation?

En plus d’appeler à supprimer de notre langage courant les étiquettes qui limitent et stigmatisent, l’exposition revendique l’art comme langage universel, magnifique instrument pour ouvrir des portes et générer des nouveaux scénarii. Ainsi, d’autres jeunes créateurs, pour la plupart élèves de l’École des Arts de Saragosse, ont accepté de prendre part à cette exposition, avec comme source d’inspiration les œuvres de Lucile, Martín et Carlos. C’est en partageant un même langage et une même inquiétude que Anabel, Brenda, David, Gonzalo, Luisa, Natalia et Violette ont contribué avec talent à ce projet en créant des sculptures, illustrations et danses. Grâce à eux, l’exposition est devenue un espace de rencontres et de réflexion autour de l’art et du processus créatif, soutenant ainsi l’idée d’une société véritablement intégrative.

Nous vous invitons tous à contempler ces œuvres et à en profiter, sans jugement et sans étiquettes: regardons le monde au singulier.

Crédits:

Dates: Du 16 au 30 mai 2015

Organise: TEAdir Aragón

Collaborer: Centro Joaquín Roncal, Fundación CAI-ASC, Escuela de Arte de Zaragoza,

Espacio Torreón

Curated: Pilar Giménez Aísa

Coordination: Cristina Laborda Franca

Affiche: Sofía Giménez Laborda y Juan Rubio Marco

Nº Visiteurs: 1.300

Où était-ce?